RÉFLEXIONS pour Ac 25:1-12
Festus, représentant investi des pleins pouvoirs de l’autorité terrestre, et qui plus est étrangère, reconnaît comme légitime le désir de Paul de comparaître devant le tribunal impérial à Rome. Paul en appelle à la justice terrestre, qui s’exprime dans les lois de l’État, et cela ne contredit pas l’image de lui qui se dégage de ses épîtres et du livre des Actes des Apôtres.
Mais après Paul, et même à notre époque, tous les chrétiens ne sont pas certains qu’il soit permis à des hommes spirituels, tendus vers le monde d’en haut, d’agir ainsi. Tout en reconnaissant que Paul a raison, ces personnes jugent peu humble de l’imiter lorsqu’il défend ses propres droits. Pourtant, si nous acceptons de rendre à César ce qui est à César, pourvu qu’il ne prétende pas à davantage, il en découle que nous devons respecter les lois établies par César.
Défendre ses droits paraît à beaucoup une manifestation d’orgueil. L’orgueil peut bien sûr s’y mêler, comme il peut se mêler à bien d’autres actes humains, mais l’exercice de ses droits est une norme naturelle, et nous pouvons affirmer que Paul l’a sanctionné. Et si une loi raisonnable vise le bien des sujets de César, n’y aurait-t-il pas une prétentieuse arrogance à refuser de profiter d’une telle loi ?
