RÉFLEXIONS pour Ac 22:30-23:35
La querelle qui divisa le Sanhédrin après les paroles de Paul peut sembler avoir été artificiellement provoquée par lui, et son discours lui-même n’être qu’une manœuvre habile. Pourtant, nous n’avons aucune raison de douter que Paul se dise pharisien en toute sincérité, puisqu’il n’entend pas renier ses origines. Il est prêt à offrir au Christ et à l’Église ce qu’il y avait de meilleur chez les pharisiens : une ferme espérance dans le Seigneur et la connaissance de la Loi.
Oui, le Christ a maintes fois repris les pharisiens et averti ses disciples contre le levain des pharisiens. Mais c’est encore lui qui, en les désignant, conseillait de ne pas rejeter le niveau de leur justice, mais de le dépasser. Les pharisiens avaient beaucoup reçu ; on exigeait donc davantage d’eux et, pour la même raison, davantage de tentations les entouraient. La propre justice qui caractérisait beaucoup d’entre eux n’est pas le privilège exclusif de cette seule catégorie d’hommes, si bien que chacun peut devenir pharisien au mauvais sens du terme. Et dans la manière dont les pharisiens du Sanhédrin se mirent à défendre Paul, on peut voir non seulement qu’ils protégèrent « l’un des leurs », pris à son habileté, mais aussi que tout ne s’était pas endurci dans leurs cœurs sous la croûte du légalisme formel.
