RÉFLEXIONS pour Lc 7:1-10 — le 2 novembre 2024

RÉFLEXIONS pour Lc 7:1-10

Pour les anciens d’Israël bien disposés envers le centurion, il importe de souligner qu’il prend soin du peuple. Ce Romain aime le peuple d’Israël conquis par son État et a même construit une synagogue ; dans le contexte du comportement habituel des conquérants, cela ne pouvait manquer d’attirer l’attention. Mais si la construction de la synagogue est, aux yeux des anciens, un signe de bienveillance, elle s’est révélée pour le centurion une étape de sa recherche spirituelle intérieure.

Le centurion s’est-il jugé indigne uniquement parce qu’il connaissait les règles juives relatives à l’impureté et respectait les coutumes locales ? Et s’il ressentait son propre état de pécheur, et si sa demande à Jésus de ne pas entrer dans sa maison était semblable à celle de Pierre Lui demandant de s’éloigner de lui, « homme pécheur » ? Pour une raison ou une autre, la seconde hypothèse paraît juste, d’autant plus que Jésus, S’adressant au peuple, souligne que le centurion possède une foi telle qu’Il n’en a même pas trouvé en Israël.

Le païen dont le cœur avait été ouvert par la Loi qu’il venait de découvrir s’est montré plus prêt à accueillir Jésus que beaucoup de Juifs qui connaissaient la Loi depuis l’enfance. Mais ne nous élevons pas pour autant au-dessus des Juifs d’alors. Aujourd’hui encore, nous pouvons rencontrer aussi bien des nouveaux convertis ouverts au Christ que des chrétiens de longue date, habitués à posséder des trésors spirituels et qui, pour cette raison, les oublient.