RÉFLEXIONS pour Ac 13:1-41
Le second nom du faux prophète Élymas, qui empêchait Barnabé et Saul de prêcher le Christ au proconsul romain, est symbolique : Bar-Jésus, littéralement « fils de Jésus ». Comme si son nom même exprimait la prétention du magicien à se substituer au Christ, sinon dans l'univers, du moins dans l'attention de Sergius Paulus. Élymas se comporte comme un antichrist : le grec anti signifie non seulement contre, mais aussi à la place de, et le but de l'antichrist est de se mettre à la place du Christ.
En s'opposant au magicien, Saul le rend momentanément aveugle, et nous nous rappelons que Saul lui-même fut frappé de cécité lorsque le Christ Se révéla à lui. Pour Saul, cette cécité passagère devint le signe d'une vue bientôt retrouvée et un appel au repentir. N'était-ce pas aussi ce qu'il voulait pour Élymas ?
Luc ne dit pas si Élymas se repentit ni quel fut son chemin par la suite, pas plus qu'il ne parle du sort de Simon le Magicien. Mais Sergius Paulus crut, et nous avons ici le premier cas de prédication apostolique adressée à un haut fonctionnaire romain ; ce premier essai fut un succès. (Et n'y aurait-il pas un lien entre le nouveau nom de Saul, Paul, et celui du proconsul ? Ne serait-ce pas le signe de l'unité spirituelle établie entre eux ?)
La prédication des apôtres se poursuit à Antioche de Pisidie. Et c'est maintenant Paul qui, comme Étienne qu'il persécutait encore tout récemment, révèle aux Juifs le sens de l'histoire de l'Ancien Testament comme chemin vers le Christ. Paul est désormais prêt à subir ce qui est arrivé à Étienne.
