RÉFLEXIONS pour Ac 5:33-42
L’idée qu’un pharisien puisse lui aussi être juste et respecté du peuple ne s’impose pas immédiatement à l’esprit si nous avons l’habitude de répartir les hommes en catégories : ici les nôtres et les bons, là les étrangers et les mauvais. Mais l’Écriture ne cesse de briser les stéréotypes, y compris ceux qui paraissent pieux et fondés sur la tradition spirituelle.
Le critère proposé par Gamaliel, qui tente de convaincre les chefs juifs de ne pas faire de mal aux apôtres, est simple et pratique. Il repose sur une longue expérience de l’observation de la naissance et de la disparition de nombreux mouvements qui se gonflaient puis éclataient comme des bulles de savon. On pourrait objecter à Gamaliel que bien des phénomènes qui déplaisent à Dieu durent assez longtemps et que, pendant des siècles, on n’en voit pas la fin. Mais, même avec cette réserve, il a raison sur le fond : ce qui ne vient pas de Dieu s’effondrera tôt ou tard. Pourtant, beaucoup de choses qui nous paraissent étranges et inhabituelles peuvent s’accomplir selon sa volonté ; il ne faut donc pas juger hâtivement ce qui n’entre pas dans nos représentations habituelles.
Les apôtres furent relâchés, mais cette fois après avoir été battus. Ils avaient de nouveau remporté la victoire, mais elle leur avait coûté plus cher que la première fois. Des épreuves encore plus difficiles les attendaient.
