RÉFLEXIONS pour Lc 4:37-44 — le 7 octobre 2024

RÉFLEXIONS pour Lc 4:37-44

Les habitants de Capharnaüm qui avaient écouté la prédication du Christ et avaient été guéris de beaucoup de leurs maux ne voulaient vraiment pas qu'Il les quitte. « La foule Le cherchait, Le trouva et Le retenait pour qu'Il ne s'éloigne pas d'eux », écrit l'évangéliste. Peut-être Lui non plus ne voulait-Il pas partir. Mais Il le devait, comme Il le dit Lui-même, pour porter la Bonne Nouvelle aux autres villes. Pour aller vers les uns, Il devait quitter les autres. Il en était ainsi lorsqu'Il parcourait la terre. Et maintenant ? Songeons à quel point tout a changé. Maintenant, le Seigneur est partout. Il y a ici quelque chose de plus que l'omniprésence éternelle de Dieu le Père : car le Christ est partout. Chaque jour, sur terre, le pain est rompu dans le mystère de l'Eucharistie. À cette époque, les gens pensaient : « Quel dommage qu'Il parte dans une autre ville ! Comment ferons-nous sans Lui ? » Maintenant, nous savons que, dans la ville située plus à l'est, la liturgie a déjà eu lieu ; elle va être célébrée chez nous, puis chez ceux qui sont plus à l'ouest. Il se forme ainsi une unité durable, ininterrompue, de Sa présence partout.

Peut-être pouvons-nous comprendre ce changement survenu depuis lors en méditant la lecture apostolique d'aujourd'hui. « La participation à l'Évangile » : voilà l'expression qui devient la clé de la compréhension. Lorsque Jésus dit : « Je dois aller annoncer la Bonne Nouvelle aux autres villes », Il est encore seul. Mais l'apôtre parle déjà de participation. Jésus est venu comme un Cierge qui éclaire ; maintenant, ce seul cierge est devenu une mer de lumières au-dessus du monde entier.