RÉFLEXIONS pour Col 2:6-7
Paul (certainement pas par hasard) parle beaucoup et très souvent de la fidélité. Et il ne s’agit pas seulement de la fidélité envers Dieu, envers le Christ et le Royaume, bien qu'en premier lieu, bien sur d’elle. Mais en dehors d'eux il s'agit de la fidélité envers le choix une fois fait, qui est parfois, comme cela peut se montrer paradoxal, plus important que la fidélité envers Dieu, le Christ ou le Royaume. En effet que signifie la fidélité envers Dieu? Ou la fidélité envers le Christ? Si le christianisme était une nouvelle religion, ou une nouvelle théologie, ou une nouvelle doctrine morale, tout serait simple et clair: dans ce cas il nous serait suffisant de déclarer notre engagement à la doctrine appropriée et son Fondateur, eh bien, peut-être même encore participer périodiquement à certaines activités rituelles et porter quelques signes distinctifs. Mais en effet, il ne s’agit pas d’une nouvelle doctrine et non plus d’une nouvelle religion, mais d’une vie nouvelle, de la vie dans ce Royaume, que le Sauveur a apporté au monde. Et la constance est nécessaire dans la vie, et avant tout la constance dans les relations, définissant dans notre vie les priorités, qui à leur tour, sont définies par le système de valeurs, que nous suivons.
De ces éléments, se forme la fidélité — aux amis, la famille, les adhérents et aux coreligionnaires, à la vocation de vie et au chemin choisi. Et principalement une telle fidélité ne se distingue en rien de cette fidélité envers Dieu et le Christ, sans laquelle est impossible la vie dans le Royaume. Il n’y a qu’une fidélité, et elle signifie la constance des relations, et aussi la constance du système des valeurs et les priorités de vie. Sans une telle fidélité, est impossible toute vie non seulement dans le Royaume, mais aussi dans notre monde non transformé.
Cependant dans le monde non transformé sans ce pivot intérieur spirituel, qui au niveau des relations de vie se manifeste à travers la fidélité, on peut encore d’une certaine manière vivre, même si c’est bien sûr seulement avec grande réserve qu’on peut appeler vie cette existence, que l’homme doit mener. Et voici dans le Royaume, sans lui, il est impossible de se retenir même un instant. Car, l'espace spirituel même du Royaume est formé notamment par les relations— les relations de ses habitants entre eux, leurs relations avec Christ, les relations du Christ avec le Père. Sans elles, il n'y a pas de Royaume. Et donc, il n'y en a pas aussi sans fidélité, sans laquelle les relations sont impossibles dans le Royaume.
