RÉFLEXIONS pour Pr 16:1-33
Du Seigneur vient la réponse de la langue, bien que nous pensions par nous-mêmes et examinions, avant de répondre, les différentes possibilités de ce qu'il faut dire. On peut aussi se rappeler le conseil du Christ à ses disciples : « Ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz, car ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là » (Mt 10:19). Certes, on peut objecter que nos paroles ne sont pas toujours inspirées par Dieu ; mais si nous nous tenons devant lui et espérons en lui, il nous donnera la bonne réponse, même si, en passant les possibilités en revue, nous avons du mal à choisir la bonne. Le cœur de l'homme médite son chemin, mais le Seigneur dirige ses pas.
L'orgueil mène à la ruine ; l'Écriture le dit à maintes reprises, et ce rappel restera sans doute d'actualité tant que le monde ne sera pas transfiguré. Mais les paroles selon lesquelles, pour celui qui s'est engagé sur le chemin de la justice, le Seigneur réconcilie même ses ennemis avec lui, paraissent inattendues. Pour des millions de personnes, et pas seulement aux temps lointains où les proverbes furent consignés, l'inimitié est une réalité permanente et inévitable ; elles ne peuvent imaginer qu'une réconciliation soit possible avec un ennemi que, par définition, il faudrait haïr. On ne comprend pas immédiatement que l'inimitié est une conséquence de notre péché et l'une de ses manifestations. C'est pourquoi Celui qui hait le péché entend aussi déraciner l'inimitié.
