RÉFLEXIONS pour Jn 21:1-14
Après la Résurrection, le Christ était à ce point transformé que tous les disciples ne pouvaient pas Le reconnaître immédiatement lorsqu'ils Le rencontraient. Pourtant, il était possible de Le reconnaître, et voici ce qui est remarquable : le Ressuscité n'apparaît pas accompagné de manifestations terrifiantes ni de miracles qui frappent l'imagination, mais dans les paisibles occupations quotidiennes — la fraction du pain, l'aide apportée à la pêche, la préparation d'un repas.
Au début de Sa prédication aux disciples comme avant de les quitter, le Christ leur a donné de prendre beaucoup de poissons. Mais si, la première fois, Pierre Lui demandait de s'éloigner parce que lui — qui était encore Simon — était un homme pécheur, maintenant, bien plus conscient de son imperfection, il s'élance de lui-même vers le Christ, le seul qui délivre du pouvoir du péché. Nous retrouvons le caractère de Pierre, son impétuosité, son refus d'attendre que la barque atteigne le rivage. Comme Adam, Pierre couvre sa nudité devant le Seigneur ; mais Adam se cachait du Seigneur en s'éloignant de Lui, tandis que Pierre s'habille pour s'approcher.
Il est difficile de dire pourquoi l'évangéliste indique le nombre exact de poissons pris. On peut se livrer à des conjectures sur la symbolique des nombres, mais n'est-il pas plus simple de supposer que le nombre 153, qui n'est ni rond ni traditionnellement symbolique, témoigne tout simplement du nombre réel de poissons pris lors d'une apparition réelle du Christ aux disciples sur la mer de Tibériade ?
Malgré toute l'importance de ce qui s'est passé lors de cette rencontre, elle avait extérieurement un aspect tout à fait ordinaire. Mais le Seigneur peut aussi Se révéler au cœur du quotidien.
