RÉFLEXIONS pour Ga 5:13-26
La liste des « œuvres de la chair » est frappante. L’apôtre Paul énumère à la suite, sans les distinguer, les péchés que nous appelons graves—l’adultère et le meurtre—et les péchés dits « quotidiens »—l’hostilité, les querelles et les désaccords. Et pourtant, semble-t-il, comment imaginer notre vie sans aucune querelle ni aucun désaccord ? Peut-être pouvons-nous l’imaginer, et peut-être même cette image nous plairait-elle... mais la mettre en pratique... Nous aimerions tant pouvoir dire que, si nous n’avons tué personne, tout va plus ou moins bien pour nous, quant aux petits défauts... tout le monde en a. Et pourtant, l’apôtre Paul parle clairement : « Ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du Royaume de Dieu. » Faut-il donc désespérer et baisser les bras ? N’y a-t-il aucune chance ? Paul nous dit que l’essentiel est de savoir ce qui nous conduit. Si nous sommes conduits par l’Esprit, nous sortons des limites de la loi de la chair. Les fruits de la présence de l’Esprit Saint dans notre vie sont directement opposés à l’hostilité et aux désaccords : l’amour, la joie et la patience. Il ne s’agit pas de cultiver en nous la patience. Il s’agit précisément de l’action de l’Esprit dans le cœur, lorsque la patience et l’amour naissent de l’intérieur. La vertu ne peut être artificielle.
