RÉFLEXIONS pour Ga 2:1-10
Dans ce chapitre, l’apôtre Paul raconte le concile de Jérusalem, décrit en détail dans le Livre des Actes. On y discutait de la conduite à tenir envers les païens qui avaient aussitôt cru au Christ sans connaître la Loi—en particulier, s’ils devaient être circoncis et observer toutes les prescriptions de la Loi valables pour les Juifs. Le témoignage de Paul et de Barnabé sur la conversion des païens, leur fermeté dans la défense de leurs convictions et leur obéissance à l’Église nous montrent comment les premiers chrétiens résolvaient les problèmes qui se présentaient. L’attention à l’opinion d’autrui, la discussion commune de ce qui se passait et la prise d’une décision étaient les voies principales pour résoudre les questions controversées.
Il faut dire que les paroles du Christ, « la vérité vous rendra libres », sont très bien illustrées par ce texte. On pourrait penser que Paul, pharisien et disciple de Gamaliel, aurait dû s’opposer absolument à la conversion des païens. Et pourtant, le voici qui témoigne auprès de ceux qui ne connaissent pas le Dieu unique. Il aurait dû défendre la lettre de la Loi, mais il insiste sur le fait que l’essentiel, pour se convertir, est d’accueillir le Christ crucifié et ressuscité et de recevoir le Saint-Esprit. Et le premier des Douze Apôtres qui soit nommé parmi ceux qui le soutiennent n’est pas Pierre, comme d’habitude, mais Jacques. C’est ce même Jacques qui, tout en étant chrétien, continuait d’observer si rigoureusement toutes les prescriptions de la Loi que les Juifs l’appelaient le Juste. Une telle liberté dans les pratiques extérieures des croyants n’est possible que lorsque le Saint-Esprit vit et agit au milieu d’eux.
