RÉFLEXIONS pour Mt 6:24-34
Beaucoup de personnes ne parviennent pas du tout à comprendre ces paroles. Comment ne pas s’inquiéter, puisqu’il faut travailler pour manger ? Même les oiseaux du ciel, bien qu’ils ne sèment ni ne moissonnent, travaillent constamment de leurs ailes pour trouver leur nourriture et celle de leurs petits.
Pourtant, ne pas s’inquiéter ne signifie nullement ne pas travailler. Il est ici question de cette inquiétude qui écrase l’homme, cesse d’être raisonnable et transforme la vie en une anxiété permanente qui empêche de recevoir les nombreux dons du Père céleste. Notre désir de réduire au minimum les difficultés imprévues est compréhensible, mais en essayant d’envisager toutes les possibilités à venir, nous risquons de devenir comme la maligne Élise, qui s’est privée du présent par peur d’une seule éventualité future.
Mais si nous espérons davantage en Dieu qu’en nos propres efforts limités, nous pouvons entreprendre paisiblement nos travaux quotidiens, convaincus qu’ils ne seront pas une dépense de forces dépourvue de sens. Le Seigneur Lui-même sera auprès de nous dans l’épreuve comme dans la joie.
Ce n’est pas par hasard que ce passage s’achève par l’appel à chercher le Royaume de Dieu et Sa justice. Car c’est là l’essentiel, auquel tout le reste sera donné par surcroît.
