RÉFLEXIONS pour Jn 17:1-13 — le 16 juin 2024

RÉFLEXIONS pour Jn 17:1-13

La prière de Jésus, Son adresse au Père, comme tout Son ministère terrestre, devient elle aussi un témoignage du Royaume. Avant tout, bien sûr, cela concerne Ses paroles sur la glorification du Père par Lui et sur Sa glorification par le Père. Si l’on se souvient que, dans le langage biblique, la gloire désigne une théophanie ou la présence de Dieu, ces paroles décrivent pleinement le sens du ministère terrestre du Sauveur tel qu’il Lui est révélé à Lui-même. Comme il ressort des paroles de Jésus, la tâche principale de Son ministère terrestre était de glorifier le Père, de manifester au monde le Royaume qui Lui appartient entièrement et qu’Il ouvre au monde par Son Fils. Pour que ce Royaume fût ouvert au monde jusqu’au bout et dans sa plénitude, il devait devenir une partie organique de ce monde ; Celui par qui il se révélait devait donc Lui aussi en devenir une partie organique. Voilà pourquoi le Messie, portant en Lui toute la plénitude du Royaume, devait aussi naître dans le monde comme y naît tout homme et vivre la même vie humaine que tout homme y vit. Pendant Son ministère terrestre, Sa nature humaine ne devait même pas être révélée au monde dans son état transfiguré, car elle serait alors devenue en partie étrangère au monde qui n’était pas encore transfiguré. Une seule chose ne pouvait s’y trouver : le péché, car le péché est incompatible avec le Royaume. Le moment de l’achèvement de Son chemin terrestre était maintenant proche, et avec lui approchait le temps où le Père glorifierait le Fils. Le moment arrivait où le Royaume que le Fils avait apporté dans le monde devait commencer à s’y révéler ; le premier pas sur ce chemin était le triomphe du Royaume dans le Fils par Sa victoire sur la mort, qui n’a pas plus de place dans le Royaume que le péché. La principale préoccupation du Fils, ce sont ceux qu’Il laisse dans le monde comme habitants de Son Royaume. Ils devaient devenir, en substance, non pas simplement les continuateurs de Son œuvre, mais, en un certain sens, Son propre prolongement dans le monde, afin que l’achèvement de Son ministère terrestre ne devienne pas la fin de l’histoire du Royaume entrant dans le monde. Pour cela, l’unité était nécessaire : l’unité du Père avec le Fils et l’unité des disciples et des fidèles du Sauveur avec Lui-même. Cette unité constitue le fondement du Royaume dans notre monde en voie de transfiguration, mais pas encore entièrement transfiguré.