RÉFLEXIONS pour Os 9:1-17 — le 15 juin 2024

RÉFLEXIONS pour Os 9:1-17

Le discours prophétique se poursuit ; les paroles menaçantes qui annoncent aux hommes les conséquences les plus cruelles de ce qu’ils ont fait ne cessent pas. Parmi tant d’avertissements, la prophétie du retour d’Éphraïm en Égypte paraît étonnante et même étrange au premier abord. Celui qui a fait sortir le peuple d’Égypte avertit que, bien des siècles plus tard, le peuple infidèle pourrait revenir à son point de départ. Imaginer pareille chose revient à supposer que des siècles puissent être effacés et que tout ce qui s’est passé entre le Seigneur et Son peuple se soit dissipé. Que reste-t-il alors ? Tout recommencer, ou même ne pas recommencer du tout ? Mais que restera-t-il à ceux qui se sont détournés de l’unique Espérance, sinon des errances absurdes parmi des peuples plus heureux ?

Non, Il demeure fidèle à Ses enfants même lorsqu’ils Lui sont infidèles. Mais parfois, quand nous voulons vraiment nous passer de Lui, Il se retire en quelque sorte — le tic de langage à la mode « en quelque sorte » convient pourtant ici — et nous donne la possibilité de voir ce que c’est que d’être sans Lui. Ou bien, comme dans ce cas, Il décrit par l’un des prophètes les conséquences des tentatives pour se passer de Lui. Nous avons désormais le droit d’agir à notre guise, mais nous perdons une chose : la possibilité d’affirmer que « nous ne voulions pas cela ». Nous avions été avertis !