RÉFLEXIONS pour Ac 9:4-5 — le 6 juin 2024

RÉFLEXIONS pour Ac 9:4-5

On dit d'habitude: le christianisme est une chose volontaire. Le libre choix de l’homme décide tout ici: accepter ou ne pas accepter, aller ou ne pas aller. Et soudain, à la rencontre avec le ressuscité, sonne: il te serait dur de regimber contre les aiguillons! Mais comment alors avec la liberté du choix, la bonne volonté, l'acceptation délibérée et caetera, sans quoi le christianisme ne peut être? Ou bien le Sauveur fait exception pour Saul (qui sera appelé plus tard apôtre Paul)? Peut-être, et ainsi. En fin de compte, Saul a manifesté tant d'enthousiasme dans son opposition à l'Église, aucune personne ne s’est manifesté autant que lui. C’est lui qui était prêt à poursuivre les chrétiens partout.

Les chrétiens étaient persécutés dans toutes les époques, et dans toutes les époques la plupart des persécuteurs étaient conduits non pas par la soif de défendre la vérité, mais par le profit, l'intérêt, le plus souvent personnel, plus rarement public ou d'État, comme ils le comprenaient. Mais Saul a commencé sa marche contre l'Église pour la protection de Dieu contre ceux qu’il considérait comme Ses ennemis. Une telle marche ne peut être arrêtée par aucune force humaine, ne serait-ce parce que celui qui l’accomplit, agit au nom de Dieu.

Il ne se trompe pas, et ne trompe pas les autres, il fait vraiment une erreur, sans ruser et sans tenter de fuir de la vérité. Et alors Dieu vient Lui-même à la rencontre avec lui, sort en la personne de Celui, dont Saul était prêt à considérer de menteur, de fou, de n’importe qui, mais seulement pas de Celui qui Il est vraiment.

Et la marche contre l'Église devient tout à coup la marche au nom de l'Église, le persécuteur devient le fidèle témoin et le missionnaire. Il n’y a rien de surprenant ici: Saul, devenu Paul, a vraiment vu ce de quoi il parlait. Il n'a changé ni soi- même, ni Dieu, il a juste compris où il faut aller. Et lorsqu’il a compris, il est allé sans hésitations. Sur le chemin menant au Royaume.