RÉFLEXIONS pour 2Co 1:1-11
« Avant que je croie en Dieu, tout allait très mal dans ma vie. Ma femme m’avait quitté et j’avais perdu mon travail. Mais après qu’Il est entré dans ma vie, tout a changé. J’ai une excellente relation avec ma femme, mon travail me plaît beaucoup et je suis en parfaite santé. Bien sûr, j’ai parfois de petits problèmes, mais avec le Seigneur nous les résolvons très vite. Je Lui en suis très reconnaissant... » Ne vous est-il jamais arrivé d’entendre de tels témoignages ? Bien que, par leur forme, ils diffèrent peu d’une publicité pour un produit amaigrissant, ils sont généralement prononcés par des personnes certes naïves, mais sincères. En outre, il est tout à fait naturel que, dans la vie de certains chrétiens, l’entrée dans l’Église ait réellement entraîné une amélioration des relations dans la famille et au travail, n’est-ce pas ? Le problème est que, pour ceux qui écoutent un tel témoignage, le Christ peut devenir une sorte de moyen de « mieux réussir sa vie », et que le premier malheur rencontré en chemin peut les détourner pour toujours de Dieu et de l’Église.
Et Paul ? De quoi rend-il grâce à Dieu ? Le Seigneur nous console « dans toutes nos détresses », et « de même que les souffrances du Christ abondent pour nous, ainsi, par le Christ, abonde aussi notre consolation ». Pour Paul, participer à la Résurrection du Christ est inséparable de la participation à Ses souffrances ; cette pensée passe d’une de ses épîtres à l’autre. Le monde gît dans le mal et, bien que la victoire sur le mal soit déjà remportée, il ne faut pas compter sur la béatitude en cette vie. La joie des chrétiens, la joie d’avoir éprouvé l’amour de Dieu, ne ressemble en rien au plaisir terrestre. Avec Paul, nous mettons notre espérance « en Dieu qui ressuscite les morts » et nous croyons à la force de la prière de nos frères et sœurs. Souvenons-nous qu’après avoir reçu la consolation dans nos détresses, nous sommes appelés à apporter la même consolation à tous ceux « qui sont dans quelque détresse ».
