RÉFLEXIONS pour Jn 9:24-41 — le 1 juin 2024

RÉFLEXIONS pour Jn 9:24-41

Ce qui frappe le plus dans les attaques contre l'homme guéri, c'est la dureté de cœur de ses accusateurs, qui exigent qu'il trahisse Celui qui lui a fait miséricorde. Et quelle logique légaliste : nous ne savons pas d'où Il est, donc Il n'aurait pas dû te guérir (alors que, juste auparavant, cette « ignorance » ne les avait pas empêchés de traiter de pécheur Celui qui l'avait guéri). On pourrait appliquer aux accusateurs l'expression qui décrit ceux qui confondent la limite de leur horizon avec celle du monde. Mais la situation est bien plus tragique : les pharisiens, et ceux qui leur sont proches par l'esprit, n'ont réellement aucune intention de reconnaître ce qui ne cadre pas avec leur image habituelle du monde ; leur niveau de connaissance de la Loi représente pour eux une vérité presque absolue. L'homme guéri, lui non plus, ne connaît pas toute la plénitude de la vérité, mais il témoigne de la part qui lui a été révélée. Et tandis que les disciples s'étaient seulement demandé, parmi d'autres possibilités, si l'aveugle-né avait péché ou si ses parents avaient péché, ceux qui l'interrogent, en le chassant, déclarent avec assurance qu'il est pécheur : jugement logique dans le système de leurs conceptions limitées, mais sans fondement même si l'on se place dans ce système.

Rejeté par les hommes, l'aveugle-né se trouva parmi ceux que le Christ accueillit.