RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour 1Co 12:7

Assez souvent, lorsqu’il s’agit par exemple de la grâce ou des dons de l'Esprit, nous regardons l'un et l'autre comme une sorte d'énergie divine, qui est donnée à l’homme, comme un certain don, pour une vie spirituelle plus intense. Parfois, d'ailleurs, à cela s'ajoute encore la compréhension du fait que les dons de l'Esprit sont quelque chose de significative, que Dieu donne à l’homme pour la résolution de certaines tâches, fixées par Dieu Lui-même. Avec une telle compréhension il s’avère que Dieu sous forme de don spirituel donne à Son serviteur un certain outil nécessaire pour l'accomplissement du travail qui lui est confié. Certes, une telle relation envers les dons de l'Esprit est à un certain degré juste, et elle a absolument le droit d’exister. Mais est-ce que par ceci s’épuise toute la profondeur du don de Dieu, comme un phénomène spirituel?

Car avec une telle approche, le don de Dieu, le don de l'Esprit est vu, comme quelque chose d’isolée, concernant seulement Dieu et cette personne, à qui le don a été donné. Bien sûr, si on parle d’un travail confié à l’homme par Dieu, il faut reconnaître qu'il concerne toujours non seulement le serviteur lui-même, mais aussi d'autres gens, au moins, dans cette église, à laquelle appartient ce serviteur. Mais il faut parler non seulement de cela. Puisque chaque don de l'Esprit appartient non seulement à une communauté d'église concrète, mais aussi toute l'Église, étant une partie de ce Royaume, dont les habitants sont chaque chrétien, si, bien sûr, il n’est pas chrétien de nom seulement.

Et les dons de l'Esprit sont donnés à l’homme, notamment comme un habitant du Royaume, dans le contexte de ces relations entre lui et Dieu, entre lui et le Christ, entre lui et d'autres chrétiens, qui sont aussi une partie de ce royaume. Même certains dons terrestres n’ont de sens que dans le cas où celui qui leur reçoit, n'interrompt pas les relations avec celui à qui il a reçu ces dons. Et dans le Royaume aucun don en lui-même, en dehors du contexte des relations liant le recevant du don à l’Offrant, en dehors du contexte de toute la vie du Royaume, n'aura de sens.

Et la grâce, et les dons de l'Esprit rappellent la justice, qui est impossible d'accumuler, qui existe seulement dans la dynamique, de sorte qu'il soit impossible de «mettre en réserve» les oeuvres de la justice, pour les utiliser par la suite pour obtenir la justice, au moment où les raisons pour elle n’existent déjà plus. Et tout don de l'Esprit ne reste réalité que tant que restent réalité les relations liant celui qui reçoit le don à Celui, à qui il l'a reçu. Tant qu'il reste habitant du Royaume. Car on ne peut pas arracher un morceau du Royaume et emporter avec soi. Ici c’est tout ou rien.