RÉFLEXIONS pour Jn 6:56-69 — le 27 mai 2024

RÉFLEXIONS pour Jn 6:56-69

Tout homme cherche la joie, cherche le bonheur. Il cherche là où il le peut. Et il trouve même quelque chose. Mais ce qu’il trouve n’est pas encore le vrai bonheur. Cela vient et s’en va sans donner à l’homme de réponse à ce que Dieu seul peut atteindre. Ce « bonheur » disparaît en laissant derrière lui une soif encore plus grande : la soif de quelque chose d’authentique, de quelque chose qui ne s’en ira plus jamais, mais « demeurera éternellement ». Dans le passage d’aujourd’hui tiré de l’Évangile de Jean, le Christ montre que seule est éternelle la nourriture qu’Il nous donne : Sa Chair et Son Sang (voir Jn 6,56–58). Et bien que les disciples n’aient pas encore goûté cette nourriture, ils peuvent déjà dire qu’ils ne veulent plus rien chercher d’autre : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68). Ils comprennent qu’ils ont trouvé ce qu’ils avaient peut-être cherché toute leur vie jusque-là, et que s’écarter ou revenir à ce qui précédait n’a absolument aucun sens pour eux. De même, le centurion Corneille sent que Dieu l’appelle, et voici l’accomplissement de tout ce qu’il attendait depuis si longtemps. Et afin que l’apôtre Pierre n’empêche pas, par ses stéréotypes, le Royaume de Dieu de croître, le Seigneur doit accomplir à l’avance avec lui une sorte de travail éducatif, pour que ceux qui cherchent Dieu puissent enfin venir à Lui.