RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour 1Co 11:1-16

Dieu nous a créés différents : forts et faibles, malades et bien portants, hommes et femmes. Chacun de nous a reçu un rôle unique et irremplaçable, et les faibles ont besoin des forts tout autant que les forts des faibles. Il existe de nombreux ministères dans l’Église, mais comment trouver le sien, celui qui correspond précisément à ce que l’on est ? L’essentiel ne réside pas tant dans l’utilité que peuvent apporter différentes actions que dans le fait de devenir et de rester soi-même.

On ne voit souvent dans ce passage que des indications sur l’apparence, sur la forme du vêtement dans lequel une femme doit entrer dans l’église. Cela aussi est important. Mais de nos jours, il s’agit plutôt de prendre conscience de l’essence principale et profonde de chacun de nous et du rôle qu’il est appelé à jouer dans la création. Convient-il d’entreprendre quelque chose avant de comprendre qui nous sommes par notre nature et par notre position les uns par rapport aux autres dans le corps de l’Église et devant Dieu ?

« Convient-il à une femme de prier Dieu », de « prophétiser » ou d’accomplir quelque œuvre que ce soit en oubliant par Qui et dans quel but elle a été créée ? Le « signe de l’autorité sur elle, à cause des anges » est un signe de l’humilité de la femme devant Dieu et devant Son dessein sur elle, un signe qu’elle se souvient de la raison pour laquelle elle fut créée à l’origine.

Combien de problèmes avons-nous dans nos relations les uns avec les autres et dans nos familles parce que la psychologie des sexes est déformée et que le véritable rôle de la femme, avant tout, est oublié. Accepter que l’on n’est qu’une fleur fragile entre les mains du Seigneur, que souvent on ne peut rien faire, mais seulement demander et espérer, croire, attendre et continuer d’aimer : n’est-ce pas là un exploit de foi ? Il existe bien sûr beaucoup d’œuvres nécessaires et importantes. Mais il y a aussi l’œuvre qui consiste à préserver et à cultiver son unicité et sa véritable nature. Alors les hommes, que tous désirent tant voir forts et courageux, pourront eux aussi prendre conscience de leur unicité. Différents, nous deviendrons un dans le Seigneur. Car si nous sommes dans le Seigneur, « ni l’homme n’est sans la femme, ni la femme sans l’homme ».

Aujourd’hui, il est difficile de surestimer le rôle des femmes dans l’Église. Ce sont principalement elles qui doivent porter la croix de la foi. Mais souvent leur persévérance dans la prière et leur amour accomplissent des miracles. Nous voyons, par exemple, comment, aux temps des persécutions, la foi simple des « grands-mères » a aidé l’Église à subsister dans notre pays.