RÉFLEXIONS pour 1Co 10:14-22
Paul parle de nouveau des viandes sacrifiées aux idoles. Il semble que cette question ait été importante tant pour l’Église de Corinthe que pour Paul. Auparavant, l’Apôtre appelait les Corinthiens à s’en abstenir par amour pour leur frère ; il parle maintenant d’une autre raison importante de cette abstinence.
À partir de l’exemple de l’autel de l’Ancien Testament et, plus important encore, de celui de l’Eucharistie, Paul montre aux Corinthiens que le sacrifice est un langage de communion et un moyen de participer (16). De plus, dans le monde antique, partager un repas avec quelqu’un signifiait lui témoigner sa bienveillance et son amitié. Paul appelle les Corinthiens à traiter le Pain et la Coupe avec révérence et à ne pas prendre part à la table des démons. À notre époque, qui joue avec différentes forces spirituelles sans la moindre prudence, il vaut la peine de méditer les paroles de Paul à l’Église de Corinthe. Cela signifie-t-il que nous devons voir partout un service des démons et rechercher leurs machinations ? Nous devons plutôt tourner nos yeux vers le Seigneur, Le contempler et chercher Sa face.
Ainsi, une autre raison de s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles est l’amour et la vénération de Dieu, notre crainte de L’irriter (22). Il n’existe pas de péchés « inoffensifs » : nous sommes soit pour Dieu, soit contre Lui... Ce n’est sans doute pas un hasard si l’auteur parle de discernement. Dans une autre épître de l’apôtre Paul, nous lisons : « Ne soyez donc pas irréfléchis, mais comprenez quelle est la volonté de Dieu » (Ep 5,17). L’amour du frère s’exprime lorsque nous « mesurons sept fois » et le traitons avec précaution quand il s’agit de quelque chose qui pourrait devenir une occasion de chute. Et l’amour de Dieu ? N’exige-t-il pas lui aussi du discernement et le désir, chaque jour, d’écouter et de réfléchir à la manière de Lui plaire ?
