RÉFLEXIONS pour Jn 5:30-47
Jésus vient de parler de Son unité indissoluble avec le Père, et voici qu'Il déclare chercher la volonté du Père qui L'a envoyé et ne pouvoir rien faire de Lui-même. C'est une nouvelle contradiction apparente, qui révèle le mystère de l'abaissement du Fils, le mystère de Son union avec la nature humaine. Devenu homme, Il S'est volontairement placé dans l'obéissance au Père et a traversé la vie terrestre comme chacun de nous. Mais, ce faisant, Il nous a aussi donné à voir, à nous les humains, comment on peut avancer dans la vie et ce que pourrait être un être humain libre du péché.
Jésus accueille et confirme le témoignage que Jean le Baptiste rend à Son sujet ; Ses paroles sur Jean sont pleines de respect. Mais le Christ souligne en même temps les limites de ceux qui ont voulu se réjouir un moment auprès de Jean sans tirer de son ministère les conclusions nécessaires. Nous le savons : bien souvent, de remarquables ascètes qui conduisent les hommes à la vérité deviennent chers à leurs disciples et à leurs fidèles pour eux-mêmes, indépendamment de la destination vers laquelle ils les appelaient. Il serait injuste de leur prêter le désir de créer autour d'eux une atmosphère d'adoration et d'idolâtrie : ils n'en sont pas coupables. Grande est la faiblesse humaine qui empêche de garder la mesure, même dans ce qui est bon en soi. Mais les saints et les ascètes ne sont pas venus en leur propre nom : ils sont venus au Nom de Dieu. Il ne faut pas L'oublier, surtout lorsque l'on honore Ses fidèles serviteurs.
Quant à l'avertissement selon lequel on accueillera celui qui vient en son propre nom, il reste d'actualité. C'est souvent précisément pour cette raison qu'on l'accueille : c'est si compréhensible…
