RÉFLEXIONS pour 1Co 4:1-21
Ce dont parle l’apôtre Paul est l’une des choses les plus difficiles et en même temps les plus nécessaires du christianisme. Du point de vue du monde, le chemin que le Seigneur Lui-même parcourt et auquel Il appelle Ses disciples est un chemin d’échec, un chemin d’humiliation. « Nous sommes devenus un spectacle pour le monde »—le texte grec emploie le mot θέατρον, théâtre, spectacle : ceux que l’on regarde avec dérision. Jésus, accueilli comme le Messie—frappé au fouet et crucifié sur le bois. Paul, le plus savant des Juifs—faible et toujours persécuté, constamment insulté par ses propres enfants. Pierre, chef de la nouvelle communauté religieuse—crucifié la tête en bas... Un tel chemin n’est-il pas folie ? La place du chrétien est dans cette compagnie. C’est difficile, parce que nous désirons tant les honneurs, la reconnaissance de nos mérites et, enfin, le bien-être. L’expérience de Paul est importante pour nous parce que, avec ses destinataires, nous pouvons voir Celui pour qui il accepte tout cela. Et alors, en réponse à notre consentement à devenir rebut et objet de risée pour le monde, nous entendrons les paroles du Créateur : « Tu comptes beaucoup à Mes yeux » (Is 43:4).
