RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour 1P 5:14

La salutation traditionnelle juive sonne en français comme «paix à vous». La Même expression est utilisée lors des «au revoir». Certes, dans l'usage journalier du mot, on l'utilisait assez souvent et utilise encore sans réfléchir sur le sens, approximativement de la manière que nous disons en français «bonjour», sans se rappeler du fait que nous souhaitons alors à celui que nous saluons la santé, ou "merci", sans penser que cette expression vient de «miséricorde, grâce». Mais quoi donc, si on réfléchit, cela signifie le souhait de la paix?

Le mot correspondant juif peut désigner non seulement la paix, mais aussi la santé et la prospérité, alors cette salutation peut aussi être considérée, comme le souhait de la santé et la prospérité. Mais «la paix en le Christ Jésus», comme on voit, sous-entend tout de même en premier lieu notamment la paix. Et la paix non seulement dans le sens de l'absence des hostilités ou des querelles, mais aussi cette paix, dont Jésus Lui-même disait : Heureux ceux qui font la paix («les artisans de paix»). Bien sûr il s’agit ici non seulement des artisans de paix dans son sens général ou politique. Il s’agit de cette paix, que ne peut donner que Dieu.

En fait, la nature humaine déchue est étrangère à l'état de paix, l’homme déchu aspire à la supériorité, la priorité, la compétition, la victoire sur l'adversaire. Une telle aspiration, certes, ne déborde pas toujours à une hostilité ouverte ou, surtout, à la guerre, mais peut toujours devenir la source de l'une ou de l'autre. Et seulement Dieu par Son influence est capable de changer ainsi la nature humaine, pour que l'aspiration à la supériorité cesse d'être le pivot principal de son existence. L'absence des hostilités et des guerres dans ce cas est seulement la conséquence, la cause première, la transformation de la nature humaine.

Jésus, en laissant à Ses disciples et à ceux qui Le suivent Sa paix, la paix du Royaume, les initiait alors ainsi à la vie du Royaume. Ici la transformation arrive à l'achèvement logique, et c’est seulement ici que la paix devient non pas un état spirituel temporaire, mais une norme de la vie. Et c'est pourquoi le souhait de la paix signifie dans le cas présent rien d'autre que le souhait de désormais rester les habitants du Royaume. Souhait, dont il est difficile d’inventer meilleur pour un chrétien.