RÉFLEXIONS. La Bible en cinq ans.

RÉFLEXIONS pour Jn 1:1-18

L’Évangile selon Jean, comme l’Ancien Testament, commence par un récit de la Création, donnant ainsi un ton qui nous aide non seulement à voir les jours de la vie terrestre du Christ dans leur contexte historique et culturel, mais aussi à comprendre leur rapport à l’éternité. La lumière apportée au monde par le Christ n’est pas seulement une métaphore de Son enseignement : c’est précisément la lumière par laquelle la Création a commencé. De même, le Verbe qui était au commencement n’était pas ce mot qui sert d’unité au langage. (Combien de fois l’expression « au commencement était le Verbe » est-elle employée en vain, détachée de son sens véritable !) Mais les paroles humaines ne peuvent sauver du péché et de la mort.

Le récit du Verbe qui a demeuré parmi les hommes s’entrelace avec celui d’un homme nommé Jean. Une fois encore, nous pouvons percevoir le lien mystérieux entre l’éternel et le temporel, car c’est seulement à leur rencontre que nous pouvons comprendre le sens de notre existence révélé par la Bible. Le Seigneur Lui-même, qui appartient à l’éternité, est entré dans le monde temporel et en a montré l’importance.

Le christianisme ne méprise pas le temporel au nom de l’éternel, mais le transforme en le faisant participer à l’éternel.