RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour Rm 9:16

Dans ses lettres, Paul dit souvent que le salut dépend non de l’homme, mais de Dieu. Les efforts humains ne changent rien ici, et donc ne valent rien. Que veut-il dire? Cela signifie-t-il que l’activité humaine dans l’œuvre de son propre salut est inutile? La question n’est pas simple. En quel sens l’apôtre dit-il que le salut dépend seulement de Dieu? Manifestement, dans le même sens où nous pourrions dire que tout dépend de Lui. Dieu, dans le monde qu’Il a créé, est le souverain absolu. Sans Sa participation, rien de bon n’arrive dans le monde.

Ce à quoi Dieu ne participe pas directement devient automatiquement mal, même si cela n’est pas toujours visible tout de suite. Or Paul parle du Royaume. Du Royaume de Dieu, où non seulement la présence de Dieu, non seulement Son souffle, mais aussi Sa volonté sont manifestés dans toute leur plénitude. Par définition, l’homme est incapable non seulement de créer le Royaume, mais même de le modifier d’un iota si cette modification n’implique pas la participation immédiate de Dieu, l’action immédiate de Sa volonté. Ici, l’apôtre a absolument raison: le salut vient seulement de Dieu; si Lui-même n’ouvre pas à l’homme les portes de Son Royaume, l’homme ne pourra les ouvrir par aucun effort.

Et vivre dans le Royaume n’est possible qu’avec la participation immédiate de Dieu, dans Sa présence directe. Mais il y a aussi un autre côté. En entrant dans le Royaume, en devenant partie de lui, l’homme apporte à sa plénitude lui-même. Sa vie. Or la plénitude de cette vie humaine dépend déjà non seulement de Dieu, mais aussi de l’homme. Et parfois de l’homme plus que de Dieu. Dieu est prêt à ouvrir à chaque chercheur la plénitude de la vie du Royaume; mais combien de cette plénitude l’homme pourra contenir dépend d’abord de lui-même. La mesure de la plénitude de la vie du Royaume est déterminée par Dieu; la mesure de la plénitude de notre propre vie, par nous-mêmes. Du côté de Dieu, rien ne manquera. L’affaire dépend de nous.