RÉFLEXIONS pour Gn 17:1-9
« Abram tomba face contre terre. » Ce n'est pas la première fois que le Seigneur parle à Abraham ; celui-ci est déjà habitué à marcher devant Sa face et à accomplir Sa volonté, mais ici il tombe et ne répond rien. Comment comprendre ses sentiments ? Est-ce de la crainte, de la révérence, de la reconnaissance ? Quoi qu'il en soit, c'est quelque chose d'immense, et son silence parle de lui-même. Saint Philarète (Drozdov) décrit cet état par les paroles du Psautier : « Mon âme languit après Ton salut » (Ps 119:81), ou « se consume », comme le dit la traduction synodale. Bien que nous ne puissions oser nous comparer au Patriarche, il nous arrive pourtant, à nous aussi, d'éprouver combien ce que Dieu nous dit est si grand que, lorsque nous essayons de le contenir en nous-mêmes, nous comprenons que même en rejetant tout ce qui nous appartient, il n'y aurait pas assez de place... Cela arrive après avoir reçu les saints Mystères du Christ ; cela arrive lorsqu'on lit quelque chose dans la Parole... Nous sommes, nous aussi, de ces descendants qui furent promis à Abraham, indépendamment de notre sang. Il est d'ailleurs devenu courant dans l'intelligentsia russe de plaisanter en disant que nous sommes tous un peu juifs, mais il y a beaucoup de vérité là-dedans. Il est simplement très important que nous comprenions que nous sommes tous une seule famille qui remonte à Abraham.
