RÉFLEXIONS pour Ps 112
Celui qui craint Dieu ne redoutera pas les mauvaises nouvelles, et pas seulement parce qu'un coin en chasse un autre, une crainte en remplaçant une autre. La crainte de Dieu ne diffère pas « quantitativement » de quelque crainte humaine que ce soit ; elle est inséparable de l'amour de Dieu, et « il n'y a pas de crainte dans l'amour » (1 Jn 4,18).
Tout cela est vrai, mais le texte ne parle pas encore ici de l'amour de Dieu, seulement de l'amour de Ses commandements, qui transforme celui qui les suit. Mais peut-on suivre le Seigneur sans chercher à demeurer uni à Lui ? On peut certes observer des règles de conduite en se soumettant simplement à la discipline commune, mais combien de temps ce zèle durera-t-il ? Ne finira-t-on pas par vouloir se soustraire aux règles ?
Il apparaît donc que l'amour des commandements, même à l'état embryonnaire, est inséparablement lié à l'amour de Celui qui donne les commandements et constitue lui-même le commencement de l'amour pour Lui.
