RÉFLEXIONS pour Mt 3:8
Aujourd'hui nous allons entendre les paroles de Jean-Baptiste, l'ami du Fiancé, celui qui annonce la venue du Sauveur. Pour commenter ces paroles, nous devons nous rappeler de la signification du mot "repentance".
Comment estimons nous notre vie devant Dieu, notre état spirituel, nos relations avec les gens qui nous entourent? Si nous trouvons que tout est en ordre avec nous, «pas plus mauvais, que les autres», nous sommes satisfaits de ce que nous possédons, nous n’avons plus besoin de quelque chose, même de Dieu. Il n'y a pas de repentance dans ceci, même son début. La repentance commence lorsque nous devenons conscients que rien ne va dans notre vie, que tous nos efforts ne nous permettent pas de vivre une vie juste et digne dont l’Homme mérite, que nous avons besoin de Dieu, dans Sa grâce salutaire. C'est le premier pas de la confession – le rejet de soi, tel qu’on est, le désaccord avec l'auto-existence. Le deuxième pas de la confession est le recours à Dieu, la reconnaissance de la nécessité de Sa présence, à Lui apporter notre inconsistance et l'expectation de notre purification, guérison et d’une vie pleine par Lui.
Mais il y a aussi une troisième composante de la repentance : le fruit, dont Jean nous rappelle. Insensée sera notre attente de changements, si nous ne manifestons pas la volonté de changer. Nous la manifestons non par "l'humeur", ni par les mots, mais par des œuvres. Nous devons commencer à vivre juste, comme si nous avions déjà tout reçu de Dieu, alors Il recevra la liberté de nous donner les forces pour l'accomplissement de cette bonté, faisant nos œuvres être en concordance avec notre pensée interne - l'amour. Ce sera par cette grâce salutaire, que Dieu répond à notre repentance.
