RÉFLEXIONS pour Ps 106
Alors que le psaume précédent raconte comment le Seigneur conduisait le peuple, celui-ci rappelle l'histoire de l'apostasie de ceux dont Il prenait soin. Les nombreuses tentatives de considérer la Bible d'un point de vue « critique » n'ont pu abolir le fait que la vision biblique du monde et de l'être humain est lucide. Ses pages ne laissent aucune place à l'idéalisation de qui que ce soit. Les règles « il est des nôtres, donc il est bon » et « il ne faut pas laver son linge sale en public » ne s'appliquent pas ici.
Pourtant, le Seigneur continue de traiter avec miséricorde les apostats qui se sont détournés de Lui et ont ouvertement montré qu'ils n'avaient pas besoin de Lui : Il ne cesse pas de prendre soin d'eux et continue de les délivrer de leurs ennemis et de leurs oppresseurs. Comment concilier cela avec Son incompatibilité avec tout mal et avec le rappel constant, par les prophètes qu'Il a appelés, qu'une vie de péché est inadmissible ?
Il est impossible de Le comprendre. Pourtant, il ne serait sans doute pas forcé de supposer que c'est précisément de Sa miséricorde que découle Son exigence envers les hommes—une exigence qui les préserve des chemins menant à la perdition.
