RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Rm 2:1-16

Ce n’est ni l’existence de la Loi ni l’adhésion formelle à celle-ci qui justifie, mais son accomplissement ; les actes de ceux qui sont sous l’autorité de la Loi seront jugés par cette même Loi. Mais pourquoi ceux qui ont péché sans avoir la Loi doivent-ils périr sans la Loi ? Le principe juridique « nul n’est censé ignorer la loi » est-il conforme à la miséricorde suprême ?

Paul répond également à cette question et à une autre que l’on pose constamment : qu’adviendra-t-il de ceux qui ont accompli de bonnes œuvres sans connaître les commandements ? Ils ne les connaissaient effectivement pas par l’intelligence, mais la loi de la conscience vivait dans leur cœur, compréhensible pour quiconque ne l’a pas étouffée en soi. Dans les faits, ces personnes peuvent accomplir la loi non écrite mieux que certains spécialistes de la Loi écrite. Il n’est pas dit d’elles qu’elles ne viendront pas en jugement ; ce sont ceux qui ont cru qui ne viennent pas en jugement (Jn 3,18). Mais lors du jugement, elles pourront présenter les bonnes œuvres accomplies à l’appel de leur conscience. Nous ne savons pas quel sera le verdict dans chaque cas particulier, mais nous croyons que le verdict de Celui qui ne fait pas acception de personnes ne peut qu’être juste.