RÉFLEXIONS pour Jon 2:1; Jon 2:2-10
Il n’arrive pas souvent dans notre vie que nous connaissions exactement la volonté de Dieu pour nous, le chemin sur lequel Il nous a Lui-même placés et sur lequel Il nous aidera. Mais cela arrive parfois. Dans la vie de chacun, au moins une fois, une telle compréhension survient. Il arrive que nous n’osions pas suivre ce chemin. Les raisons peuvent être diverses, et, dans la vie d’une même personne, elles peuvent toutes s’entremêler. Nous pouvons ne pas nous aimer nous-mêmes et, à cause de ce manque d’amour, sombrer dans une fausse humilité et conclure : « Je suis trop pécheur », « Je ne suis pas assez bon pour accomplir cette volonté de Dieu à mon égard. » Ce peut être la peur des autres, la crainte qu’ils n’acceptent pas ce chemin. Mais à la base de toutes ces raisons d’hésiter, il y a en réalité un seul problème : le manque de foi.
Il apparaît que nous ne croyons pas que Dieu nous a créés assez bons pour pouvoir accomplir Sa volonté, ni qu’Il a créé les autres assez bons pour accepter notre chemin, même très inhabituel. Nous ne croyons pas non plus que, même si nous rencontrons de graves difficultés et des épreuves, notamment à la suite de conflits avec d’autres personnes, cela fait aussi partie du chemin. Au fond, nous ne croyons pas que Dieu nous soutiendra dans un moment difficile, qu’Il sera avec nous dans ces épreuves. Il est toujours proche, mais si nous suivons le chemin qu’Il a préparé spécialement pour nous, il nous est plus facile de ressentir Sa présence et Son aide. Parfois, pourtant, le manque de foi, les peurs et les doutes nous assourdissent à tel point que, comme Jonas, nous choisissons la fuite. Alors, il ne reste à Dieu qu’à nous envoyer dans le ventre d’une baleine. Ce n’est pas une punition. C’est le seul moyen de nous atteindre. Car à l’intérieur de la « baleine », il n’y a pas d’influences extérieures : il fait sombre, tout est silencieux, il n’y a personne d’autre que soi-même, et même Dieu semble très lointain. Pourtant, on ne peut pas non plus périr à l’intérieur de la « baleine » : on ne se noiera pas, la baleine nage bien, on est au chaud et en sécurité… Une telle « baleine » peut être une maladie grave et longue, mais non mortelle, ou une dépression. Bref, une situation où nous éprouvons très peu de sentiments, où nous sommes extrêmement seuls et où nous sommes obligés de regarder honnêtement ce que nous sommes et ce qu’est notre vie.
Alors, on peut voir que l’on s’est égaré, comprendre que le Seigneur aimant nous attendait sur le chemin abandonné, L’appeler à l’aide comme Jonas l’a fait, trouver la résolution de Le suivre — et devenir libre.
