RÉFLEXIONS pour Jude 1:1-25
Les dangers qui menacent l’Église peuvent venir non seulement de persécuteurs déclarés, mais aussi de ceux qui sembleraient être nos propres frères. Il est vrai que l’apôtre Jude appelle ces faux frères des hommes depuis longtemps destinés à la condamnation, soulignant ainsi leur dépendance envers les forces du mal déjà condamnées. Cela est vrai, mais rend d’autant plus nécessaire un rejet lucide des tentations qui ont pénétré le milieu ecclésial.
Les séducteurs ont mis à nu le problème de la juste compréhension de la liberté chrétienne et de sa déformation. Ce problème, qui se pose souvent aux chrétiens, particulièrement à notre époque où des personnes aux convictions et croyances les plus diverses considèrent la liberté comme une valeur indispensable, suscite encore les solutions les plus variées, y compris les plus indignes. Mais la liberté apportée par le Christ n’est ni l’arbitraire ni l’absence de toute limite : elle est libération de tout esclavage, et surtout du pouvoir du péché, plus difficile à extirper que l’esclavage social.
Le rappel que ceux qui ont été sauvés peuvent, par leur propre volonté, prendre le chemin de la perdition et rejeter ainsi le salut qui leur a été donné résonne avec sévérité. L’espoir qu’il serait possible d’éviter toute chute est illusoire. Les faux frères ne sont-ils pas appelés des rêveurs précisément parce que leurs calculs en vue d’une issue heureuse, si bien conçus qu’ils paraissent, sont voués à s’effondrer ?
