RÉFLEXIONS pour 2P 1:1-10
La deuxième Épître catholique de l’apôtre Pierre poursuit en substance les mêmes pensées que l’apôtre exprime dans sa première Épître. Après avoir donné à ses lecteurs une bénédiction initiale, l’apôtre parle de nouveau de ce que l’Église ancienne appelait « les deux voies ». « Il y a deux voies, l’une de la vie et l’autre de la mort », dit le début de la Didachè, ou Enseignement des douze apôtres. Mais, dans le passage d’aujourd’hui, l’apôtre Pierre complète cela par la description de la croissance progressive de l’homme dans la justice de Dieu. Aux versets 5–7, il nous appelle à grandir et pose la foi comme fondement de cette croissance. Il dit ensuite que la foi fournit le fondement de la vertu. Bien sûr, si tu ne crois pas, où trouveras-tu la force d’agir vertueusement ?
L’apôtre nous appelle ensuite à manifester, et donc à trouver, la connaissance dans la vertu. Nous suivons ici le texte grec, car la traduction synodale est approximative sur ce point. Il en est ainsi parce que seule une vie vertueuse rend l’homme capable de connaître le Seigneur Lui-même. Cette connaissance profonde et intérieure du Christ te conduit sur Sa voie. C’est la voie de la maîtrise de soi et de la patience, la voie de l’humilité. L’apôtre dit ensuite que la maîtrise de soi et la patience, et rien d’autre, constituent le fondement de la piété, dont l’expression la plus élevée est l’affection fraternelle et l’amour. Pour conclure, nous entendons une promesse étonnante qui nous donne l’espérance de la vie : « en agissant ainsi, dit l’apôtre, vous ne trébucherez jamais ».
