RÉFLEXIONS pour Mc 10:2-12
Répondant aux pharisiens dans la lecture évangélique d’aujourd’hui, le Seigneur dit que le mariage a été institué par Dieu Lui-même dès le commencement de la création du monde et qu’il fait partie du dessein divin. Cette idée était nouvelle et inhabituelle aussi bien pour les Juifs que pour la culture non biblique. Les Juifs, y compris les pharisiens, considéraient le divorce comme permis, mais le Seigneur, parlant « comme ayant autorité », rejette cette disposition de la loi de Moïse, donnée « à cause de la dureté de votre cœur ». Le monde non biblique refusait souvent de reconnaître en la femme un être humain et considérait le mariage comme une concession à la faiblesse de la chair. C’est précisément pourquoi le fait que, dans les premières communautés chrétiennes, les femmes étaient traitées comme des personnes humaines à part entière suscitait dans le monde païen environnant des moqueries et des soupçons de débauche. Dans l’héritage de deux mille ans d’histoire chrétienne, nous rencontrons parfois des vestiges de ces conceptions, mais la force des paroles du Christ est telle que les erreurs communément admises n’ont jamais pu déformer entièrement la vérité. Pour nous aujourd’hui, cependant, il importe surtout de comprendre que le mariage, institué par la volonté du Créateur, mérite le respect comme toute institution divine et ne doit pas être foulé aux pieds au gré d’élans passagers.
