RÉFLEXIONS pour Jc 4:1-17
Jacques ne précise pas à qui demandent sans recevoir ceux qui demandent dans de mauvaises intentions, mais nous pouvons rapprocher ces paroles de ce qu’il écrivait au début de son épître à propos de ceux qui s’adressent au Seigneur non avec une foi entière, mais avec des pensées partagées. Aujourd’hui encore, on entend cette question : pourquoi ne recevons-nous pas ce que nous demandons dans la prière ? La réponse de Jacques est simple : demandez-vous si vous priez avec foi et si vous demandez toujours ce qui est bon pour vous. Votre prière n’est-elle pas divisée et affaiblie par le manque de foi ? Il est bien sûr impossible d’expliquer « en termes humains » beaucoup de choses qui relèvent du monde d’en haut, et il ne faut pas imiter les amis de Job, dont les raisonnements étaient logiques et vraisemblables, mais faux. Pourtant, il est parfois nécessaire de méditer les paroles de Jacques.
Jacques parle aussi de l’impossibilité de l’amitié avec le monde, et ces paroles ont souvent été comprises littéralement. Mais ce n’est pas le monde créé et aimé par le Seigneur, ce monde où Il a envoyé Son Fils, qu’il faut quitter ; c’est le péché qui a frappé et asservi le monde. Résister au péché s’avère simple : il suffit de se soumettre à Dieu et, avec Son aide, de résister au diable, et celui-ci fuira loin de vous. C’est vrai, mais, pour une raison ou une autre, ce qui nous est le plus simple et le plus accessible se révèle très difficile. Sans doute parce que nous avons peur de nous approcher de Dieu : il faut pour cela renoncer à de nombreuses inclinations qu’Il déteste et qui nous lient au monde pécheur...
