RÉFLEXIONS pour Is 11:4 — le 29 décembre 2023

RÉFLEXIONS pour Is 11:4

Tous les nouveaux prophètes, y compris Esaïe de Jérusalem, regardaient le Messie comme un juge juste. Mais qu'est-ce que c'est, au fond, un jugement juste? Si cette question était posée à l'un des anciens prophètes - les prédécesseurs spirituels d’Esaïe, chacun d'eux répondrait : c'est le jugement effectué conformément au Torah- la loi donnée par Dieu, selon laquelle doit seulement vivre le peuple de Dieu. Mais peut-on considérer un tel jugement comme le jugement de Dieu dans toute l’acception du mot?

Dans le texte juif des livres bibliques les notions «d’équité» et de «justice» désignent le même mot non pas au hasard. Seulement le juste peut être un juge équitable. Mais où chercher alors un tel juge? Où trouver l’irréprochable Juste n’étant pas dominé par le péché? Ce n’est pas un hasard si tous les véritables justes et les vraies juges considéraient seulement Dieu comme le Juge supérieur.

Seulement Lui peut juger l’homme; le juge terrestre ne peut que juger les actes concrets. Mais quoi, si l’homme accomplit non pas son jugement, même si cela est en pleine conformité avec la loi donnée par Dieu, mais plutôt le jugement de Dieu? Dieu peut-Il utiliser l’homme pour Son jugement? Et quel doit être une telle personne?

Cela s'est ouvert à Esaïe : une telle Personne ne peut être que Celui envoyé par Dieu -le Messie, dont la vie sera toute, sans reste, appartenir non à Lui-même, comme un Homme, mais à Dieu, Qui L'envoie dans le monde. Alors Cet Homme voit l'accusé de la même manière que Dieu le voit. Et c'est pourquoi la décision du Messie devient un acte du jugement de Dieu – le jugement équitable d’un Juge juste.