RÉFLEXIONS pour Col 1:24-29 — le 26 octobre 2023

RÉFLEXIONS pour Col 1:24-29

Dans le passage de l'épître aux Colossiens lu aujourd'hui, l'apôtre dit qu'il se réjouit dans les souffrances. Ces paroles sont en elles-mêmes un témoignage étonnant pour nous que la souffrance, même peu intense, accable et plonge dans l'abattement. Nous essayons d'organiser toute notre vie pour éviter les souffrances, non seulement pour les diminuer pour nous-mêmes, mais aussi, si possible, pour les faire porter par d'autres. Au lieu de réduire l'intensité de la souffrance dans le monde, nous tentons instinctivement, au contraire, de la répandre sur ceux qui nous entourent. L'apôtre, lui, trouve la joie dans la souffrance : l'exact opposé des habitudes de ce monde.

Il dit qu'il se réjouit dans la souffrance parce qu'il « comble ce qui manque », ou, selon une autre traduction possible du mot, le besoin — la « privation » dans la traduction slavonne — des souffrances du Christ dans sa chair à lui, l'apôtre. Il s'agit de ceci : le Corps du Christ, l'Église, se construit par la souffrance du Christ, par Son Sang versé sur la Croix. Sans la Passion du Christ, l'Église ne serait pas vivante, le mystère de la gloire de Dieu ne serait pas révélé aux hommes. C'est pourquoi, en participant à cette souffrance du Seigneur, l'apôtre Le trouve constamment dans ses chaînes. Voilà le chemin mystérieux de transfiguration de la souffrance humaine, mauvaise et dépourvue de sens, que l'apôtre Paul a découvert par la miséricorde divine : donner sa vie et sa souffrance à l'œuvre de Dieu, et rencontrer le Dieu Crucifié. La parole s'arrête devant ce mystère de la gloire de Dieu, comme l'appelle l'apôtre Paul. Il nous est donné de trouver la Source de Vie suspendue à la Croix et, après avoir été unis à Lui dans la souffrance et la mort, d'être également unis à Sa Résurrection.