RÉFLEXIONS pour Ис 62:1-12
Il y a un temps pour tout : pour se tenir en silence devant Dieu comme pour le ministère de la parole. Il faut d’abord que la confiance en Dieu et la disponibilité à le suivre s’enracinent dans le cœur ; vient ensuite l’heure où il appelle à prêcher. Un tel temps arrive aussi pour les compatriotes d’Isaïe : devenus plus mûrs spirituellement après une série d’épreuves, ils doivent annoncer la Vérité à toutes les nations. La lumière de Dieu doit d’abord resplendir à Jérusalem, mais elle ne brillera pas seulement pour ses habitants ; elle est destinée à tous les peuples.
Dans ce cas, il ne suffit pas aux prédicateurs de répéter des formules apprises. Ils doivent devenir les conducteurs de la lumière qui éclaire le monde ; il leur faut donc être capables de ne pas obscurcir cette lumière ni de lui faire écran par leurs propres ténèbres. Cela est bien plus difficile que de réciter des blocs de paroles tout faits d’une voix bien posée. Mais vaut-il la peine de partir prêcher sans être ouvert à l’action de Celui que l’on proclame ? Si nous sommes prêts à recevoir son action transformatrice, il nous donnera aussi les paroles nécessaires à la prédication.
