RÉFLEXIONS pour Jl 4:12-21
Une fillette d'environ sept ans allait à l'école du dimanche. Elle écoutait raconter comment Jésus avait été rejeté, comment on ne L'avait pas reconnu et comment on L'avait tué. Elle pleura et ne dormit pas pendant plusieurs jours, puis elle se décida à poser une question à la monitrice qui faisait le cours. « Dites-moi, demanda la fillette, que ferons-nous quand Il reviendra et que, de nouveau, nous ne Le reconnaîtrons pas ? Et si nous Le laissions encore passer ? » « Mais non, répondit la monitrice, la seconde fois il sera impossible de ne pas s'en apercevoir. Il viendra dans la gloire. » La fillette en fut très heureuse. Lorsqu'elle fut devenue adulte, elle disait que plus elle avançait dans la vie, plus elle rencontrait de gens qui ne voyaient pas les montagnes ruisseler de vin, les collines couler de lait et les déserts se changer en cours d'eau. Elle n'aurait même pas été étonnée qu'il se trouve des gens incapables de remarquer que le soleil et la lune s'étaient obscurcis et qu'il n'y avait plus d'étoiles. Elle comprit alors que ces signes seuls ne suffisent pas à l'homme et que, pour préserver ses illusions et ne pas reconnaître ses erreurs, il peut refuser n'importe quel fait. Depuis lors, l'évangélisation est devenue son occupation principale. « La moisson est si abondante », dit-elle aujourd'hui.
