RÉFLEXIONS pour Mc 3:28-35
La lecture évangélique de ce jour contient deux révélations d’une importance capitale. La première concerne le pardon de tout péché humain. Tous les péchés et tous les blasphèmes seront pardonnés aux hommes, dit le Christ. Tous... Il n’y a rien dans notre vie qui puisse devenir un obstacle insurmontable au retournement de notre cœur vers Dieu, rien qui puisse dépasser la mesure de Sa miséricorde divine.
Mais... il existe un péché impardonnable : le blasphème contre l’Esprit Saint. Ce péché est passible d’une condamnation éternelle. Si ces paroles suscitent en nous une peur qui détruit notre foi en la miséricorde de Dieu, c’est que nous ne comprenons pas ce dont parle ici le Seigneur Jésus. Pourquoi celui qui blasphème contre l’Esprit Saint ne recevra-t-il jamais le pardon ? Nullement parce que Dieu ne veut pas ou ne peut pas pardonner ce péché. Mais parce que le pardon est précisément l’action de l’Esprit Saint, Son « domaine de compétence ». Si nous rejetons la possibilité même du pardon accordé par Dieu, si nous rejetons la miséricorde divine, alors nous restons en dehors d’elle, dans la condamnation éternelle. On peut dire qu’alors nous nous condamnons nous-mêmes à la condamnation.
La seconde révélation de Dieu dans cette lecture est que, si nous accomplissons la volonté de Dieu, le Seigneur nous considère comme aussi proches de Lui, comme appartenant autant à Sa famille que Ses frères et sœurs, et même que Sa Mère, la Toute-Pure Mère de Dieu, la Seule du genre humain à avoir pleinement accompli la volonté de Dieu ! Cette seule pensée inspire la crainte, et pourtant le Seigneur veut faire don à chacun de nous des relations précieuses qui règnent dans Sa famille ! Nous n’aurions même pas pu concevoir une telle chose, mais c’est la parole de Dieu, c’est ce qu’Il veut !
