RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Jn 7:37-53

Qu’est-ce qui compte le plus pour nous dans le christianisme ? Cette question se pose d’elle-même lorsqu’on lit de telles lignes de l’Évangile, lorsqu’on regarde les divisions et les scandales dans l’Église, lorsqu’on voit notre propre incompréhension de la Bonne Nouvelle et celle des autres. Le Seigneur parle de réalités fondamentales, communes à tous les hommes : de la soif de l’Esprit, sans lequel toute religion, toute société et toute vie deviennent étouffantes et insipides ; et du fait que la foi en Lui ne restera pas une idée stérile et desséchée, mais qu’elle ouvre à l’homme l’accès aux fleuves d’eau vive de l’Esprit. Pourtant, ce n’est pas cela qui préoccupe le peuple et les scribes. Pour eux, l’incohérence dans l’origine du Messie possible est plus importante : puisqu’Il doit être issu de la lignée de David, Il doit aussi habiter à Bethléem. Que pouvait leur répondre le Seigneur ? Leur raconter Sa naissance merveilleuse dans la cité de David ? Mais ils ne L’écoutent même pas lorsqu’Il parle de l’essentiel ! Comment pourraient-ils alors — et parfois nous aussi — comprendre Ses paroles et s’approcher du courant vivifiant de l’Esprit ?