RÉFLEXIONS pour Rm 10:13
En vertu de l'héritage culturel, de l'éducation (scolaire, familiale, sociétale), nous comprenons la religion comme étant un système de mesures et d’actions dirigées pour établir un lien avec l’Invisible et retrouver la vie non limitée par la mort.
Différents peuples et différentes époques ont élaboré de différents systèmes religieux. Les uns ne se sont pas levés plus haut que des immolations sanglantes et l'établissement des relations avec Dieu «par notions». Les autres ont pensé jusqu’à la notion de pureté rituelle et ont consacré toutes leurs énergies de l’âme pour éviter la souillure. D’autres encore, par inspiration du Tout-puissant même, ont pu grandir jusqu'au niveau du monothéisme moral...
Mais les mots de l'apôtre Paul «quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.», comme tout le Nouveau Testament en entier, sont étonnamment antireligieux. L'apôtre ne laisse pas du tout de la place pour «le système des mesures», pour toutes ces choses, avec lesquelles les gens tentent d'attirer la bienveillance du Tout-Puissant. Quiconque, dit l'apôtre, invoquera le nom de Dieu, trouvera la vie. Dans le Nouveau Testament, Dieu nous présente aussi (tout comme dans l’Ancien Testament) des conditions tout à fait définies, mais ces conditions sont telles que nous sommes incapable à leurs correspondre sans Sa participation directe. De quoi il y a quand même ces mots de Christ «soyez parfaits, comme votre Père Céleste est parfait». Et tu peux exécuter cela seulement avec Dieu, et pour cela, il faut, comme dit l'apôtre, «invoquer Son nom».
L'apôtre cite en effet ici le prophète Joël et répète de nouveau son idée principale, déjà dans le cadre d’une polémique judéo-chrétienne. Les Juifs, étant aussi les gens tout comme nous, pensaient que Dieu a des préférences nationales déterminées. Cela signifie qu'un certain peuple est un «peuple conduit par Dieu», et tous les autres en comparaison à lui sont des vaux riens. D'ailleurs, les Juifs avaient des raisons d’y penser ainsi...
Et les mots du prophète Joël répétés par l'apôtre Paul, sont devenus la devise d'un magnifique universalisme chrétien. Rien sur la terre, même l'exceptionnel de ton peuple, ne te donne pas d’avantages devant Dieu. Par contre et rien sur terre, excepté ton péché personnel, ne t'empêche de trouver Dieu.
Cet universalisme est l’un des plus grands dons de Dieu au monde, dont nous pourrions à peine apprécier par mérite. Dans tous les cas, sans ceci, il nous sera difficile d’exécuter Son commandement d’aimer les uns les autres, comme Il nous a aimés.
