RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour Os 7:15

Les plaintes de Dieu contre Son peuple sonnent dans la bouche du prophète parfois un peu paradoxalement. Dieu se plaint en quelque sorte, de ceux qu’Il a Lui-même créé comme des gens, et comme un peuple. Mais à qui se plaint-Il? A Ses Fidèles, qui ne pourront vraiment en rien L’aider: car ils ne sont pas capable de rendre des infidèles fidèles contre leur volonté? Mais est-ce que Dieu Lui-même ne pouvait pas faire cela, si seulement Il le voulait? Mais Il évite la contrainte. Devant nous le paradoxe de la liberté humaine: Dieu a créé une pierre, qu’Il ne peut pas soulever. Plus exactement, peut-être, Il ne veut pas faire cela contre la volonté de celui qui ne souhaite pas Le suivre.

Bien sûr, obliger l’indocile à être docile par force aurait été facile pour Dieu. Au fait, et il n’aurait pas fallu obliger: il suffisait seulement de leur enlever ce qu'Il continue à leur donner, malgré l'apostasie. Seulement cela serait pour les apostats l’équivalent de la mort, et sous la menace de la mort, ils auraient bien sûr été dociles: car, sans le soutien de Dieu l’homme devient spirituellement faible et incapable de toute résistance. Mais Il n’a pas besoin des muets, des esclaves intimidés, qui Le suivront seulement par peur de la mort.

Il a besoin de ceux qui Le suivront librement, par amour, et non par peur. C'est pourquoi il ne Lui reste à agir que de l'intérieur, à travers Ses fidèles témoins, qui peuvent appeler et persuader, mais pas obliger. Mais le problème n’est pas seulement dans les plaintes: telles paroles de Dieu peuvent être un soutien pour ceux qui sont intrigués au sujet de la non-intervention de Dieu dans les événements.

S’il leur semble soudainement que Dieu les a abandonné, que Ses plans ont changé, ou qu'Il a juste oublié Ses fidèles, ces paroles de Dieu peuvent devenir un rappel que Dieu n'a oublié personne et n'a pas changé Ses plans. Il agit juste beaucoup plus lentement, qu’auraient probablement voulu plusieurs de Ses témoins. Mais Il tarde non pas pour contrôler la solidité de Ses serviteurs, mais pour sauver le plus possible de gens. Il est souhaitable tous ceux qu’on peut sauver en général.