RÉFLEXIONS pour 2Ch 16:1-14
Du point de vue de la diplomatie terrestre, la politique d'Asa, qui conclut une alliance militaire avec la Syrie contre un ennemi commun, est parfaitement raisonnable. Mais il fut donné au prophète Hanani de considérer les choses d'un autre point de vue, qui dépasse la raison terrestre. C'est précisément pourquoi Hanani fut le seul à voir le revers de cette alliance et le prix qu'elle pouvait coûter. Et si quelqu'un voulait contester l'affirmation selon laquelle Asa, en concluant cette alliance militaire, avait affaibli sa confiance dans le Seigneur, la réaction du roi aux paroles du prophète nous confirme dans cette pensée.
Le Chroniste remarque qu'après qu'Asa eut commencé à opprimer Hanani, puis d'autres personnes, les échecs se mirent à poursuivre le roi. Leur présence ne saurait surprendre après les nombreux récits bibliques sur la rétribution du mal. Pourtant, l'important pour nous n'est pas tant de nous rassurer en apprenant le châtiment qui frappa Asa que de réfléchir à la facilité avec laquelle on peut, presque sans s'en apercevoir, commencer à se détourner de Dieu et de Sa vérité. Pour cela, il n'est nullement nécessaire de commettre une trahison directe et manifeste : il suffit, dans les petites choses, d'agir « comme tout le monde », en oubliant que ce prétendu « tout le monde » (qui est loin d'être tout le monde en réalité) agit tout autrement que ne le conseille le Seigneur.
