RÉFLEXIONS pour Am 3:1-15
Amos nous rappelle une fois encore que l’élection divine n’est pas seulement un don, pas seulement une grâce, mais aussi la responsabilité des promesses faites.
« Tout ce que le Seigneur a dit, nous le ferons et nous obéirons » : telles sont les paroles prononcées par les fils d’Israël lorsqu’ils ont conclu l’Alliance avec Dieu au Sinaï (Ex 24:7). D’un côté, cette promesse faite à Dieu a ouvert au peuple de Dieu des possibilités extraordinaires ; de l’autre, elle a placé sur le peuple d’Israël le joug de l’accomplissement de Ses commandements. C’était précisément cela qui devait distinguer Israël des autres peuples. Pourtant, c’est justement ce fardeau que le peuple élu a voulu rejeter, sans renoncer toutefois à la protection de Dieu.
Mais le Seigneur ne peut rester indifférent devant la manière dont Son peuple, dans sa déraison, est prêt à renoncer à ce qui constitue l’essence de l’Alliance. Pour préserver l’Alliance, Dieu doit donc réclamer tout ce qui ne Lui a pas été rendu : les commandements accomplis. L’apparition en Israël de prophètes appelant à la repentance, au retour, est un signe certain que le temps est venu pour le peuple de Dieu de payer ses dettes.
