RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Jr 36:1-32

Les manuscrits ne brûlent pas. Ils ne brûlent pas tant que se tient derrière eux quelque chose de plus grand que la puissance de la haine et de la peur humaines, et tant qu’il existe des personnes prêtes à les lire et à accueillir la Parole qui y est écrite. Aujourd’hui encore, le nom du prophète Jérémie est beaucoup mieux connu que celui du roi Joiaqim et de ses serviteurs. Aujourd’hui encore, les hommes croient et espèrent en Dieu, qui a inspiré ces lignes brûlées puis reconstituées ; aujourd’hui encore, il importe à quelqu’un d’entendre ce que disait le prophète. Et c’est ici qu’entre en jeu pour nous une troisième composante de cette éternité de la Parole de Dieu : celle qui dépend de nous. Dieu Lui-même est éternel et hors d’atteinte des persécutions des rois et des puissants. Sa Parole, exprimée par les paroles des prophètes, s’adresse éternellement aux hommes. Mais l’intérêt des hommes pour cette Parole est-il constant ? Un manuscrit non lu, une parole non entendue ne peuvent agir davantage que les cendres dans l’âtre de Joiaqim. Les manuscrits ne brûlent pas, s’il existe des personnes qui en ont besoin.