RÉFLEXIONS pour 1Ch 25:1-31
Vingt-quatre classes de chantres sont affectées au culte du Temple, de nouveau par tirage au sort. Les chantres tirent eux-mêmes au sort : les maîtres avec les élèves, les petits sur un pied d’égalité avec les grands. Cela nous paraît étrange. Peut-on imaginer, dans une situation semblable, un professeur de conservatoire ou un soliste du Bolchoï tirer au sort à égalité avec son élève ? Mais là où le chant exprime la prière devant Dieu, un haut niveau professionnel ne suffit pas. L’art sacré ne doit pas devenir une fin en soi. Certes, dans ses manifestations les plus éclatantes, l’art de l’Église est beau en lui-même ; mais qu’arrivera-t-il si on le coupe de sa source ? Il n’en restera d’abord qu’une forme desséchée, bien qu’elle demeure longtemps belle, puis l’art lui-même se tarira comme une branche arrachée qui se dessèche. Les chefs-d’œuvre de l’iconographie, de l’architecture religieuse et de la musique sacrée vivent depuis des siècles précisément parce qu’ils sont nés dans l’unité avec une foi vivante.
Celui dont procèdent les dons les accorde généreusement à chacun. Mais combien souvent ne savons-nous pas les recevoir ! Ou bien, les ayant reçus, les gaspillons-nous en vain...
