RÉFLEXIONS pour 1Ch 19:1-19 — le 16 mai 2023

RÉFLEXIONS pour 1Ch 19:1-19

Encore une guerre, l'une des nombreuses guerres de cette époque sanglante. Cette fois, la guerre est provoquée par la peur née d'une image de l'ennemi, elle-même créée par la peur. C'est précisément la peur qui paralyse la raison et fait survenir ce que les hommes redoutent ; c'est sous l'effet de la peur qu'on peut commettre cela même qu'on aurait voulu éviter.

On peut comprendre la méfiance des Ammonites à l'égard de David, qui avait maintes fois vaincu ses voisins. Mais la peur a détruit une prudence raisonnable et les a poussés à chercher un piège même là où il n'y en avait pas. Et même si David avait réellement voulu ce qu'on lui prêtait, il était inadmissible de violer les usages concernant le traitement des envoyés. Puis le conflit prend de l'ampleur, et voici que les Ammonites ne cherchent même plus à tenter une réconciliation. Au lieu de cela, ils entraînent aussi leurs voisins syriens dans la guerre.

Mais peut-on dire que la guerre n'a été provoquée que par la peur ? Il vaut la peine d'y réfléchir : et si les ennemis de David s'étaient si facilement convaincus de son agressivité précisément parce qu'ils le jugeaient d'après eux-mêmes ? Il semble bien qu'il en ait été ainsi : en ce temps-là, rares étaient ceux qui se distinguaient par leur amour de la paix.

Mais que celui qui trame le mal contre son prochain soit prêt à le voir retomber sur lui. Et que celui qui a cédé volontiers à la provocation ne se justifie pas en disant que ses ennemis l'ont provoqué.