RÉFLEXIONS pour Jr 26:1-24
Voici un nouveau témoignage de ce que le Seigneur, qui avertit par les prophètes des malheurs menaçant le peuple, ne veut nullement faire périr les hommes, mais les avertit des conséquences de leurs péchés. Les prophètes se sont déjà adressés au peuple tant de fois, semble-t-il ; on pourrait penser que cela suffit. Mais non : encore et encore, Dieu envoie le prophète témoigner devant le peuple dans l'espoir du repentir. Certes, il n'y eut pas de repentir cette fois non plus, mais la réaction de ceux qui empêchèrent qu'on s'en prenne à Jérémie montre que tous les cœurs étaient loin d'être entièrement endurcis : il restait une possibilité que les hommes ne se contentent pas d'entendre la prédication, mais y répondent.
La tentative de condamner Jérémie nous rappelle comment, quelques siècles plus tard, des « zélateurs de la piété » accuseront le Sauveur d'une manière à certains égards semblable. Mais nous voyons aussi une différence fondamentale entre ces événements : parmi ceux dont dépendait l'acquittement, il se trouva, aux jours de Jérémie, beaucoup plus de personnes qu'au simulacre de procès du Christ qui étaient capables de prêter l'oreille aux paroles de la prophétie, ou du moins qui ne se hâtaient pas de prononcer une condamnation précipitée.
Bien que cette prédication de Jérémie n'ait pas été suivie d'un plein repentir, l'appel au repentir n'a pas été vain. Les semences de paroles répandues par Jérémie ont germé, sinon dans le cœur de tous ses auditeurs, du moins dans celui de beaucoup de leurs enfants.
